Le fils cadet

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Le fils cadet

La prédication du 19 octobre 2013 a été présentée par un des anciens de l’église. Le sermon se concentre sur la parabole du fils prodigue et plus particulièrement sur le fils cadet qui décide un jour de prendre son indépendance en demandant prématurément son héritage.

Cette histoire se situe dans un contexte de joie qui réunit un père, un fils aîné et le cadet, la mère n’étant pas mentionnée.

La parabole du fils prodigue est racontée dans l’évangile de Luc 15:11-32.

L’offre de liberté

« Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Mon père; donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. » Luc 15:11-12

Le silence du père face à la requête de son fils en dit long sur la maîtrise de ses sentiments et sur sa volonté à laisser son fils libre de ses choix. Comment aurions-nous réagit devant une telle question ? Souvent les parents veulent imposer leurs choix à leurs enfants.

Ici, le fils, en demandant sa part de biens, alors que son père est encore bien vivant, démontre qu’il méprise l’autorité du chef de famille et ignore son père et son grand frère, ce qui démontre son égoïsme.

Le jeune provincial devenu nouveau riche

Le fils, fraîchement enrichi, part vivre un vie totalement dissolue grâce à sa nouvelle fortune.

« Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. » Luc 15:13

La descente aux enfers

Cette situation fastueuse ne dure pas bien longtemps et rapidement il se retrouve ruiné.

« Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. » Luc 15:14-16

Il découvre subitement que sa course aux plaisirs est terminée. Il a perdu ses ressources et ses amis. Seul, il finit par garder des cochons, considérés comme un animal impur pour les juifs (cf Lévitique 11:7-8). Cette image nous montre à quel point il est descendu. C’était une réelle humiliation pour lui que de s’abaisser à nourrir des porcs. Jésus souligne ainsi que le fils cadet est vraiment tombé très bas. Comme beaucoup de personnes aujourd’hui, il veut vivre sa vie libre comme bon lui semble. Il ne va penser à revenir à la maison que lorsqu’il touche le fond du gouffre.

L’être humain doit souvent passer par de cruels déceptions et par des aventures pénibles avant de consentir à regarder vers celui qui seul peut le sauver.

Le nouveau pauvre

Il a sacrifié sa jeunesse sur l’autel des plaisirs. Il constate qu’en ce monde les loisirs prolifèrent mais qu’en réalité les frustrations et les peines abondent davantage.

C’est à ce moment qu’il réfléchit.

La prise de conscience

« Étant rentré en lui-même, et il dit : Combien d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim. » Luc 15:17

Il revient à lui-même et prend conscience de son état misérable et de la douleur qu’il a sans doute causée à son père. Le jeune, égaré dans se descente, a dû toucher le fond pour pouvoir se relever.

A cet instant, le fils se leva et alla vers son père (Luc 15:20). Deux actions importantes. Se lever d’une part, mais surtout aller dans la bonne direction. Aller dans la direction du Père céleste.

Le père du fils cadet réhabilite sans préavis et sans reproche son fils au rang qu’il possédait auparavant (Luc 15:22). Comment accueillons-nous un frère qui a commis une faute dans nos églises ? Quelle devrait être notre réaction vis-à-vis de lui ?