Tumulte au sein d’une famille royale

Posté le dans Prédications en vidéo

Tumulte au sein d’une famille royale

Rony, ancien de l’église adventiste de Créteil, s’est servi de la sombre histoire révélée dans 2 Samuel 13:1-22 où Amnon, fils du roi David va violer sa demi-soeur Tamar.

Amnon, fils aîné de David (1 Chroniques 3:1), va fomenter dans le secret, motivé par son ami et cousin Jonadab, fils de Schimea frère de David, un plan pour coucher avec Tamar.

Amnon, un enfant trop gâté

Amnon était le fils aîné que David avait eu avec Achinoam de Jizreel. Il est présenté dans le passage de 2 Samuel 13:1-22 comme une personne a qui l’on cède facilement à ses moindres désirs et qui a besoin de satisfaire ses besoins à tout prix, aussi primitifs soient-ils. Comme en témoigne les versets 6 et 7:

Amnon se coucha, et fit le malade. Le roi vint le voir, et Amnon dit au roi : Je te prie, que Tamar, ma sœur, vienne faire deux gâteaux sous mes yeux, et que je les mange de sa main. David envoya dire à Tamar dans l’intérieur des appartements : Va dans la maison d’Amnon, ton frère, et prépare-lui un mets. 2 Samuel 13:6-7

Demande précise et exigeante accordée par David sans sourciller d’un iota, alors qu’on imagine que le fils du roi avait une armée de gouvernantes à son service.

Jonadab, un ami qui vous veut du bien

Jonadab était un homme très habile (2 Samuel 13:3). Inquiet de l’état de santé de son ami et cousin qui ne cessait de s’empirer à cause de son caprice, va encourager Amnon à aller au bout de son idée en lui expliquant comment mettre en place son funeste dessein.

Pourquoi deviens-tu ainsi chaque matin plus maigre, toi, fils du roi ? Ne veux-tu pas me le dire ? Amnon lui répondit : J’aime Tamar, sœur d’Absalom, mon frère. Jonadab lui dit : Mets-toi au lit, et fais le malade. Quand ton père viendra te voir, tu lui diras : Permets à Tamar, ma sœur, de venir pour me donner à manger [...]. 2 Samuel 13:4-5

L’innocence souillée

Tamar est présentée comme une jeune femme naïve, innocente, qui ne se doute pas du projet de son demi-frère. On ne décèle aucun vice dans les propos de la jeune femme qui va même tenter de raisonner Amnon, sans succès, lui qui n’a qu’un objectif en tête.

Comme elle les (les gâteaux) lui présentait à manger, il la saisit et lui dit : Viens, couche avec moi, ma sœur. Elle lui répondit : Non, mon frère, ne me déshonore pas, car on n’agit point ainsi en Israël; ne commets pas cette infamie. Où irais-je, moi, avec ma honte ? Et toi, tu serais comme l’un des infâmes en Israël. Maintenant, je te prie, parle au roi, et il ne s’opposera pas à ce que je sois à toi. Mais il ne voulut pas l’écouter; il lui fit violence, la déshonora et coucha avec elle.

Le silence de la vengeance

Absalom, fils de David, a eu vent de la mésaventure de sa sœur Tamar. Il va tomber dans les mêmes travers qu’Amnon et va lui aussi préparer un plan dans le secret pour tirer vengeance du crime commis par Amnon, et cela pendant deux années.

Absalom ne parla ni en bien ni en mal avec Amnon; mais il le prit en haine, parce qu’il avait déshonoré Tamar, sa sœur. Deux ans après, [...] Absalom alla vers le roi et dit : Voici ton serviteur a les tondeurs; que le roi et ses serviteurs viennent chez ton serviteur. Et le roi dit à Absalom : Non, mon fils, nous n’irons pas tous, de peur que nous ne te soyons à charge. Absalom le pressa; mais le roi ne voulut point aller, et il le bénit. Absalom dit : Permets du moins à Amnon, mon frère, de venir avec nous. [...] Sur les instances d’Absalom, le roi laissa aller avec lui Amnon et tous ses fils. Absalom donna cet ordre à ses serviteurs : Faites attention quand le cœur d’Amnon sera égayé par le vin et que je vous dirai : Frappez Amnon ! Alors tuez-le [...]! 2 Samuel 13:22-28

Un père partial

Dans le récit, on constate que David cède aveuglément à la demande de son fils Amnon alors qu’il va longuement interroger Absalom au moment où il veut inviter Amnon chez lui (2 Samuel 13:24-26). De plus, suite au méfait d’Amnon, il est seulement irrité et va se taire face à l’exaction de son fils aîné.

Le roi David apprit toutes ces choses, et il fut très irrité. 2 Samuel 13:21

Ce récit biblique est la preuve que les problèmes de violences, maltraitances et autres déboires familiaux ne sont pas réservés à la basse caste, mais touchent toutes les classes sociales, même royales. Ce texte est également un passage qui critique la loi du silence de peur de dénoncer le mal. Garder le silence face à de telles situations nous rend, par suite logique, complice.

Quel ami, quel confident sommes-nous ? Quel est la qualité de nos conseils ?