BaptêmeIssu du latin (batesma) et du grec (baptisma), le baptême signifie étymologiquement «immersion». Or nous en connaissons aujourd’hui plusieurs types  : le baptême par immersion, forme pléonastique, qui consiste à immerger le corps entier du néophyte dans l’eau et le baptême par aspersion ou effusion, où dans ce cas, le néophyte sera asperger d’une petite quantité d’eau sur la tête. Qu’enseigne la Bible sur ce rituel ? Qui l’a institué ? A quoi sert le baptême ? Quel est son origine ? Existe-t-il d’autres baptêmes ?

Qui était Jean-Baptiste ?

Fils unique de Zacharie, sacrificateur, et d’Élisabeth, descendante d’Aaron (Luc 1:5) et stérile jusqu’au jour où l’ange Gabriel, ange qui annoncera également à Marie, mère de Jésus-Christ, qu’elle tombera enceinte, vint s’adresser à Zacharie pour lui annoncer la naissance de Jean pendant qu’il offrait les parfums dans le temple. L’évangéliste Luc n’oublie pas de mentionner que Marie et Élisabeth sont parentes (Luc 1:36).

Jean était quelqu’un de sobre et humble. On peut le voir dans son mode de vie. Il était vêtu de vêtements de poils de chameau avec une ceinture de cuir et se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage (Matthieu 3:4, Marc 1:6). On sait aussi qu’il ne buvait ni vin ni liqueur enivrante d’après le message de l’ange Gabriel (Luc 1:15), ce qui laisse supposer qu’il avait les cheveux longs et une barbe fournie (cf. Voeu de naziréat dans Nombres 6:1-21). Il va démarrer son ministère dans le désert de Judée, ministère annoncé 800 ans plus tôt par le prophète Ésaïe :

Préparez au désert le chemin de l’Éternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu. Que toute la vallée soit exhaussé, que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les coteaux se changent en plaines, et les défilés étroits en vallons ! Alors la gloire de l’Éternel sera révélée, et au même instant toute chair la verra ; car la bouche de l’Éternel a parlé. Ésaïe 40:3-5

Son humilité n’avait d’égale que sa grandeur. Jésus va jusqu’à déclarer que parmi toute l’histoire de l’humanité il n’y a eu personne d’aussi grand que Jean-Baptiste (Matthieu 11:11).

En quoi consistait le ministère de Jean-Baptiste ?

Jean prêchait principalement le baptême de repentance pour le pardon des péchés. Il encourageait la foule à produire de «bons fruits», les publicains à n’exiger rien de plus qu’il ne leur avait été ordonné et aux soldats de ne commettre aucune extorsion ni aucune fraude (Luc 3:10-14). Jean exhortait les gens de sa région de la même manière que Jésus le fera puis baptisait ceux qui venaient se confesser à lui dans les eaux du Jourdain (Matthieu 3:6). On comprend donc que Jean avait besoin d’énormément d’eau pour pouvoir accomplir complètement son ministère et qu’il immergeait les néophytes (Matthieu 1:10).

Jean avait pour seule mission de préparer le terrain à la venue du Messie. C’est lui qui a démarré cette réforme dans le pays d’Israël à l’époque d’Hérode.

Ensuite, juste avant son ascension, Jésus va déclarer qu’il faut, d’une part, faire des disciples, et d’autre part les baptiser au nom Père, du Fils et du Saint-Esprit (Matthieu 28:19).

A quoi sert le baptême, que représente-t-il ?

Le baptême, par sa forme, symbolise la mort (moment où le néophyte est plongé dans l’eau) et la nouvelle naissance (moment où le néophyte est relevé hors de l’eau) de celui qui passe par les eaux du baptême. L’apôtre Paul, en démontrant le principe de la grâce, va déclarer que nous avons été ensevelis avec Christ par le baptême en sa mort afin que nous démarrions une nouvelle vie (Romains 6:3-4). Cette nouvelle naissance est présentée par Jésus, lors de sa rencontre avec Nicodème le pharisien, comme un paramètre essentiel et indispensable au croyant pour accéder au royaume de Dieu.

Le baptême permet également de manifester publiquement le choix que l’on fait, expression de la foi en Christ et signe de la volonté d’appartenir à la communauté chrétienne. On peut le voir dans Actes 3:41 :

Ceux qui acceptèrent se firent baptiser ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples augmenta d’environ 3000 âmes.

Compte tenu de l’importance de cette cérémonie, on comprend que l’on ne peut forcer qui que ce soit. Il faut impérativement que ce choix soit réfléchi.

Le baptême est donc un passage obligatoire, une porte à franchir pour accéder à la partie suivante du parcours. De la même manière que les enfants d’Israël ont dû traverser la mer Rouge avant de poursuivre leur route dans le désert.

Il existe cependant un exemple d’homme qui n’est pas passé par la voie du baptême et qui s’est vu offrir une place au sein du royaume de Dieu. Il s’agit du larron qui accompagnait le Christ lors de la crucifixion. On peut lire que le Messie lui promet que sa place est assurée bien qu’il soit pendu au bois à cause de ses nombreux méfaits (Luc 23:40).

Existe-t-il un autre baptême ?

Jean-Baptiste explique qu’il se limite à baptiser d’eau mais que celui qui le succèdera, donc le Messie, baptisera du Saint-Esprit (Matthieu 3:11, Marc 1:8, Luc 3:16, Jean 1:33).