Comme l’argile entre les mains du potier

Posté le dans Exhortations

Comme l’argile entre les mains du potier

Permettez-moi de vous poser une question en ce matin :

Préférez-vous que les tâches ou travaux divers que vous effectuez sur votre lieu de travail, à votre domicile ou dans votre centre de formation par exemple soient réalisés avec justesse, précision, qu’importe le temps nécessaire à y consacrer OU êtes-vous plutôt partisans des travaux rapidement finalisés mais de qualité médiocre afin d’être libérés sans tarder de la tâche qui vous a été assignée ?

Certains d’entre-nous pourront s’identifier au premier cas de figure présenté, d’autres au deuxième. Et d’autres encore indiqueront qu’ils se retrouvent tantôt dans l’un des cas, tantôt dans l’autre, tout dépend de la nature de la tâche confiée.

Mais qu’en est-il de la mission commune que notre Père Céleste nous a confiée ? Celle de le faire connaître à ceux qui nous entourent, de refléter son caractère dès ici-bas, de briller pour lui.

Dans quelle disposition d’esprit sommes-nous pour cette tâche spéciale ? Que sommes-nous prêts à faire ou à abandonner pour que cette œuvre soit accomplie telle que Dieu l’attend de nous ?

Pour mener à bien notre mission, pour exercer une bonne influence sur nos contemporains, « il faut à chaque pas des efforts, de l’abnégation, de la discipline. » C’est parce que souvent nous ne le comprenons pas que nous nous décourageons si facilement. Alors que nous nous consacrons sincèrement au service de Dieu, nous sommes « surpris et désappointés de nous trouver comme jamais auparavant environnés d’obstacles, assaillis d’épreuves et de difficultés ».

Nous prions « Dieu pour que notre caractère ressemble à celui du Christ et être ainsi capables d’accomplir son œuvre ». Cependant, nous nous voyons « placés dans des circonstances qui semblent provoquer le mauvais côté de notre nature » ; « des fautes nous sont révélées dont nous n’aurions jamais soupçonné l’existence ». Nous nous demandons, « comme les enfants d’Israël : “Si l’Éternel nous conduit, pourquoi toutes ces choses nous arrivent-elles ?”» Rayons de Santé, p. 346.3 (EGW). Nous sommes alors tentés d’abandonner la mission confiée ou de l’oublier pour un temps.

« Mais c’est précisément parce que Dieu nous conduit que tout cela nous arrive. Les épreuves, les obstacles sont des moyens choisis par le Seigneur pour nous discipliner et nous aider à réussir assurément. Celui qui lit dans le cœur des hommes les connaît mieux qu’eux-mêmes. Il sait que nous avons des talents qui, bien employés, pourraient contribuer à l’avancement de son règne. Dans sa providence, il place chacun de nous dans certaines situations qui nous permettent de découvrir des défauts ignorés, ce qui nous donne l’occasion de nous corriger et de nous préparer à son service ».

« Si nous sommes appelés à rencontrer des difficultés, c’est que le Seigneur voit en nous quelques qualités précieuses qu’il veut mettre en valeur. Si rien dans notre personne ne pouvait glorifier son nom, il ne perdrait pas son temps à nous purifier ».

Mais, comment y parvenir. Que faire concrètement pour être victorieux à travers ou grâce à ces difficultés et non plus être amers, abattus ou découragés par celles-ci ?

Je vous invite à le découvrir en lisant ensemble le chapitre 18 du livre de Jérémie, les versets 1 à 6. Je lirai dans la version « Parole de Vie » :

« Le SEIGNEUR a adressé sa parole à Jérémie en disant : 2 « Jérémie, descends tout de suite chez le potier. Là, je te ferai entendre ce que j’ai à te dire. » 3 Je suis donc descendu chez le potier. Il était en train de travailler sur son tour. 4 Mais le pot qu’il fabriquait à la main avait un défaut, ce qui arrive parfois. Alors le potier a fait un autre pot, comme cela lui plaisait. 5 Voici les paroles que le SEIGNEUR m’a adressées : 6 « Gens d’Israël, est-ce que je ne suis pas capable d’agir avec vous comme ce potier ? C’est moi, le SEIGNEUR, qui le déclare. Vous êtes dans ma main comme l’argile dans la main du potier ».

Chers amis, à l’instar de Jérémie, remémorons-nous les étapes de fabrication d’un vase d’argile : « Le potier prend l’argile, la façonne, la pétrit, la travaille à sa guise. Puis, après quelque temps, lorsqu’elle est parfaitement malléable, il en fait un vase qu’il polit au tour, sèche au soleil et met au four. Et ce vase devient l’ustensile que nous employons.

C’est ainsi que le Seigneur veut nous modeler. Il faut que nous soyons entre ses mains ce qu’est l’argile entre celles du potier. Nous n’avons pas à nous façonner nous-mêmes, mais à nous montrer simplement assez malléables » pour que le Seigneur nous façonne lui-même . {RS 347.2} Rayons de Santé, p. 347.3 (EGW)

Pour cela, il nous faut accepter d’être pétris, travaillés par le Seigneur à travers les difficultés avant de devenir de jolis vases polis pour sa gloire. Notre mission première consiste en fait à nous abandonner complètement entre ses mains comme l’argile entre les mains du potier. L’argile n’oppose aucune résistance au potier, elle se laisse travailler sans imposer de durée pour être pétrie, polie, séchée au soleil et mise au four. De même, seul l’abandon complet de chacun de nous entre les mains du Seigneur, l’acceptation des difficultés pour nous former, nous permettront de briller pleinement pour Dieu et d’accomplir la mission évangélique qu’il nous a confiée. S’il arrive parfois qu’après la phase de modelage, de pétrissage, le vase présente une quelconque imperfection lors du polissage au tour, le potier recommence alors la phase initiale. Il peut en être de même pour nous car l’objectif final est que nous devenions des vases d’honneur pour le Seigneur.

Savez-vous « qu’en plein jour, il est impossible d’apprendre à chanter à un oiseau en cage. Son oreille perçoit tant d’autres mélodies, qu’il n’arrive à retenir qu’un fragment de ceci, un trille de cela, sans jamais pouvoir répéter un morceau tout entier. Mais si l’on met l’oiseau dans un endroit obscur où il n’entend que la mélodie qu’il doit apprendre, il essaie de la vocaliser. Il s’arrête, recommence, jusqu’à ce qu’il puisse la chanter sans hésitation. On peut alors le mettre au grand jour, et être assuré qu’il n’oubliera jamais la mélodie apprise. C’est ainsi que Dieu agit avec ses enfants. Il nous enseigne, dans les ténèbres de l’affliction, un chant que nous n’oublierons plus jamais ». {RS 348.1}